Het museum


Beeldmateriaal


ID-DOC


RCB catalogiBelgische handelscatalogi voor 1950


Red de bakovens!


Wat met de waterput?


Repertorium


Smidstekens


Lectuur


Wat is dit?






het MOT

Grimbergen
+32 2 270 81 11 info@mot.be

NOTES SUR TROIS OUTILS ANCIENS DU CHARPENTIER : LE BONDAX, LA BISAIGUË, LE PIOCHON

by Johan DAVID in Revue des archéologues et historiens d'art de Louvain 10 (1977)

Voir aussi ID-DOC, "bondax", ID-DOC, "bisaiguë".

The article is meant to be an investigation into the world of tools for heavy tenon and mortice joints, mainly used on the mailand. The English terminology has not been settled upon yet.

Les historiens de l'architecture ne se limitent plus au seul aspect esthétique. La technique de la construction est également étudiée. Et depuis quelques années, l'intérêt se porte même - quoique timidement - sur les outils utilisés pour travailler la pierre, le bois, le métal et le verre. C'est à trois d'entre eux que sont consacrées les notes que voici.

Deux poutres peuvent être assemblées de très diverses façons [1]. Le principe est toutefois toujours le même : les pièces doivent être découpées de telle manière qu'elles s'insèrent l'une dans l'autre pour résister à la pression et/ou à la traction et/ou au déplacement latéral. Pour la clarté de ce qui suit, nous décrirons rapidement la réalisation de l'assemblage simple et très courant par tenon et mortaise.

Pour obtenir un tenon, la pièce est sciée sur deux faces. Les deux morceaux sont enlevés au ciseau, parfois à la hache, ou à la scie. Les côtés sont éventuellement dégauchis au ciseau poussé à la main.

La mortaise peut être creusée entièrement au ciseau et au bédane, mais, le plus souvent, on fore d'abord deux trous à la tarière ou au vilebrequin lorsque la mortaise est de petites dimensions. Le bois qui subsiste entre les deux trous et dans les coins [2] est enlevé au ciseau et au bédane.

Mortaise et tenon peuvent [3] également être taillés au piochon, achevés au bondax ou à la bisaiguë. Ces outils, qui à l'exception du bondax en Allemagne et en Scandinavie ne sont quasi plus utilisés à l'heure actuelle, sont fréquemment cités dans les études sur l'architecture [4]. Néanmoins, la plus grande confusion règne dans leur dénomination et donc dans leur identification [5]. Leur histoire est quasi inconnue pour nos régions [6]. C'est pourquoi nous voudrions attirer l'attention des chercheurs sur ces outils. Leur étude suppose en effet une documentation qui reste à rassembler. Nous décrirons d'abord et successivement le bondax, la bisaiguë et le piochon pour les distinguer clairement. Ensuite nous nous pencherons sur les sources et les dénominations de ces outils afin de voir comment la confusion est née. Enfin nous essayerons de tracer dans ses toutes grandes lignes et sous toute réserve leur aire de dispersion.

Nous avons pu découvrir trois modèles de bondax [7] [néerl. steekbijl [8] ; all. Stichaxt [9] ; dan. stikøkse [10] ; angl. ? [11] à savoir le bondax à douille, le bondax à douille sur une tige et celui à soie et poignée de bois.

Le bondax avec douille [12] a un fer rectangulaire de 4-6 cm sur ca. 45 cm, dont l'un des petits côtés se termine en biseau simple et dont l'autre porte une douille perpendiculaire à l'axe de l'outil. Cette douille sert de poignée ; elles est toujours dépourvue de manche [13]. Les extrémités des deux longs côtés sont généralement biseautées. Le poids de l'ensemble est de 1,5-2 kg (fig. 3).

Le fer du deuxième modèle est large d'une dizaine de centimètres et long d'environ soixante. L'un des petits côtés se termine en biseau simple (les longs côtés ne sont pas biseautés) et l'autre par une tige perpendiculaire, dont l'extrémité est repliée à angle droit et forme une douille (fig. 4-5). L'outil pèse près de 2,5 kg [14]

Le bondax avec soie est long d'environ 30-40 cm et large de 6-10. Il pèse environ 1,4 kg. L'un des petits côtés se termine en biseau simple et l'autre par une soie perpendiculaire au long côté, munie d'un poignée de bois d'une quinzaine de centimètres. Les longs côtés ne sont pas biseautés (fig. 6).

Le charpentier saisit la poignée ou la douille de la main droite, le fer de la main gauche et coupe par pression ou par percussion [15]. Le mouvement de l'outil est donc axial.

La bisaiguë [16] [néerl. dubbele steekbijl ; all. ? [17] ; dan. ? ; angl. ?[ 18] est constituée d'une lame droite, longue de 120 à 130 cm sur 3-4 centimètres. L'une des extrémités est taillée en biseau simple, l'autre en bédane [19]. Les plans des tranchants sont perpendiculaires l'un à l'autre. Au milieu de la lame et dans le même plan, une douille de 15 à 20 cm permet de saisir l'outil ; elle est généralement dépourvue de manche [20]. Le taillant en bédane sert à couper les petits côtés de la mortaise [21] (fig. 7-8).

L'ouvrier tient la douille dans la main droite, le fer qui glisse parfois sur son épaule, dans la gauche [22], au-dessus ou en dessous de la douille. Le mouvement est axial (comparer les figures 7 & 9).

Il y a donc lieu de remarquer que le bondax et la bisaiguë sont maniés de manière semblable. Ils sont tous deux destinés à dégauchir un tenon, une mortaise, voire une poutre [23] et à couper les angles d'une mortaise.

Le piochon [24] [néerl. dwarsaks [25] ; all. Queraxt [26] ; dan. kvaerøkse [27] ; angl. twibil [28] est formé d'une lame de métal, droite ou légèrement arquée d'environ 50 cm. Contrairement au bondax et à la bisaiguë, elle se termine d'un côté en double biseau situé dans le plan de l'outil, de l'autre en bédane. Les plans des tranchants sont perpendiculaires l'un à l'autre. Au milieu du fer et dans le même plan, est fixé au moyen d'une douille, un manche droit de 40 à 50 cm [29]. L'outil sans manche pèse 1,5 à 2 kg [30]. L'ouvrier saisit le manche des deux mains et frappe (percussion). Comparez les figures 7 et 9. Le piochon sert à creuser la mortaise et à découper le tenon. Il se distingue des outils précités par la forme , le mode d'emploi et la destination [31].

Notons que malgré le taillant perpendiculaire au plan du manche, le piochon n'a rien de commun avec l'herminette, même très étroite. Le fer de cette dernière se déplace, en effet, plus ou moins parallèlement à la surface travaillée alors que celui du piochon est lancé perpendiculairement à elle.

Nous pouvons résumer ces données en un tableau :

caractéristiquesBondaxBisaiguëPiochon
Outil composénonouioui
Biseau(x)112
Manche(non)(non)oui
Mode d'actionpercussion / pressionpercussion / pressionpercussion
Destinationdégauchirdégauchircreuser
Longueur30-60120-130ca 50


Il s'agit donc de trois types d'outils différents dont deux, le bondax et la bisaiguë sont étroitement apparentés. Le piochon n'a rien de commun avec eux. Bondax et piochon sont d'ailleurs parfois utilisés conjointement par le même ouvrier.

'Comparaisons

Certains outils présentent par leur destination ou leur forme une certaine ressemblance avec le bondax, le piochon ou la bisaiguë.

Ainsi par exemple une pièce non identifiée qui ressemble fort au bondax, mais dont le fer est triangulaire (fig. 10) [32]. Le long côté est tranchant (un biseau). Nous ne connaissons ni citation ni représentation de cette forme. L'outil aurait été destiné à travailler le bois, mais les données précises à ce propos font défaut.

Le mortice knife [33] utilisé dans la fabrication des claies à moutons, semble propre aux Iles britanniques. C'est un outil léger convenant pour les bois tendres, principalement le saule (Salix). Il n'est donc pas utilisé en charpenterie.

Le mortising axe était également destiné à enlever le bois entre deux trous forés. C'est une hache très étroite qui semble avoir été assez rare dans nos régions [34].

La cognée à longue douille que nous avons décrite ailleurs [35] a un fer beaucoup plus épais et arqué, ainsi qu'une douille plus large que le bondax.

Le syldøkse danois présente quelque ressemblance de forme avec une herminette. Son fer est plus ou moins droit et long d'environ 25 cm [36].

Le zulaks ou zwikaks utilisé par certains charrons dans le sud des Pays-Bas pour creuser les mortaises dans les moyeux. L'outil est constitué d'une lame qui se termine de chaque côté en biseaux situés dans le même plan. Perpendiculairement au plan de la lame, en son milieu, est creusé un oeil pour un manche d'une quinzaine de centimètres [37].

Les sources

Les objets. - Il serait, de façon générale, téméraire de dresser une carte de dispersion sur la base des exemplaires connus. Dans nombre de pays, très peu ont été conservés ; c'est le cas en Belgique. De plus, un inventaire général des musées fait le plus souvent défaut. Seul le hasard nous fait découvrir l'existence d'une pièce. Une autre difficulté est la détermination de la provenance de l'outil : nous avons trouvé en Belgique plusieurs bisauguës ramenées, au dire de leur propriétaire, récemment de France.

Dater avec précision un bondax ou un piochon est - règle générale pour les outils - à peu près impossible [38]. Seuls les renseignements concernant le(s) propriétaire(s) pourraient fournir une indication. La plupart des pièces sont malheureusement conservées chez des particuliers ou dans de petits musées ne disposent pas d'un inventaire.

Les représentations figurées. - Aussi longtemps que nous ne disposerons pas d'un inventaire du matériel iconographique, cette source est à utiliser avec précaution. Même alors, elle ne fournira souvent du point de vue chronologique et géographique qu'une indication. Dans bien des cas, les textes permettent par exemple de remonter plus haut dans le temps que les figures. Ainsi il semble n'exister que très peu de représentations anciennes du twibil en Angleterre et pourtant l'outil y est connu au moyen âge. Il en va de même sur le continent pour le bondax et la bisaiguë. Les plus anciennes figures datent du 16e siècle.

Néanmoins les représentations figurées constituent une source irremplaçable parce que l'objet dessiné ou peint peut être identifié plus facilement que celui cité dans un texte. Elles nous montrent le type d'outil, dans notre cas, bondax, bisaiguë ou piochon, et de plus, le modèle, par exemple, bondax à douille ou à soie.

Les textes - Les textes ne nous fournissent souvent que de maigres renseignements. Ils citent un mot [39] ou se contentent d'une description sommaire [40]. Deux questions se posent dès l'abord. L'emploi du terme est-il correct? Que signifie ce terme au moment où il a été utilisé?

Dans les cas qui nous occupent, la difficulté est plus grande qu'ailleurs. Une dénomination comme steekbijl renvoie clairement au mode d'emploi et ne peut être utilisée - du moins par les spécialistes - pour désigner une hache ou un piochon (voyez l'opposition steekbijl-steekbeitel). Dwarsaks par contre fait allusion au tranchant transversal et peut donc désigner en théorie aussi bien le piochon que la bisaiguë. Twibil et bisaiguë désignent des outils à double tranchant, ce qui s'applique également au piochon et à la bisaguë [41]. De plus, les trois outils servent plus ou moins au même travail (creuser une mortaise, etc.) et se ressemblent d'une certaine façon. Une courte description est donc de peu d'utilité.

Malgré les difficultés liées à l'emploi de l'argument linguistique, la présence ou l'absence d'une terme propre dans une langue peut nous aider à dresser une carte de dispersion des outils. Particulièrement utiles sont alors les dictionnaires techniques multilingues. De valeur très inégale, ils sont cependant à manier avec précaution, d'autant plus que nous étudions ici un cas limite. Ces ouvrages donnent en effet une traduction d'un mot, pour autant que l'outil ou un terme propre existe dans l'autre langue. Beaucoup d'outils sont connus dans plusieurs aires linguistiques; une traduction est donc possible - ce qui ne signifie pas que les modèles soient les mêmes. Dans le cas présent, les trois outils n'existent pas partout. Toutefois, si le bondax par exemple, ne semble guère connu en France, la bisaiguë l'est, c'est-à-dire un outil à destination fort semblable. A défaut de terme propre, le traducteur reprend alors le nom de l'outil plus ou moins équivalent malgré qu'il s'agisse de deux types différents.

Histoire et dispersion

Bien que des représentations claires n'apparaissent qu'au 16e siècle, l'existence au moyen âge des trois outils étudiés semble sûre: les textes l'attestent. Quelques trouvailles archéologiques [42] sembleraient même la faire remonter aux Romains. Le matériel est cependant très pauvre.

La dispersion du bondax, de la bisaiguë et du piochon ne peut, sur la base des éléments connus jusqu'ici, qu'être esquissée d'une façon très générale et toute provisoire.

Le bondax [43] avec soie et celui avec tige et douille semblent être propres à la Flandre et aux Pays-Bas [44]. Celui avec douille se rencontre surtout en Allemagne et dans les pays scandinaves [45].

La bisaguë ne porte de terme propre qu'en français [46]. Beaucoup d'exemplaires conservés dans les autres pays semblent d'origine française. Elle pourrait donc être propre à ce pays [47].

Le piochon serait le seul de ces outils que l'Angleterre ait connu, mais il apparaît un peu partout ailleurs, peu toutefois en Belgique et aux Pays-Bas.

Comme on le voit, le bondax, la bisaiguë et le piochon sont encore très mal connus. Des recherches poussées pourraient cependant fournir d'utiles renseignements. Que l'attention des chercheurs se porte sur eux et les objets, les représentations figurées mais surtout les archives (inventaires, comptes de construction, etc.) nous permettront probablement de préciser l'histoire de trois outils condamnés à disparaître totalement sous peu puisque le charpentier semble renoncer aux assemblages.


OUVRAGES CITES:

  • AMMAN, J., Das Ständebuch, Francfort, 1568.
  • ARMAND-CALLIAT, L., La batellerie de la Saône dans un passé proche et lointain, in Arts et Traditions Populaires, 8, 1960, p. 22-46.
  • L'art; L'art de construire au pays de Liège au 18e siècle. Catalogue d'exposition, AWIRS, 1975.
  • AUBIN, Dictionnaire de la marine, contenant les termes de la navigation et de l'architecture navale, Paris, 1947.
  • BISTON, BOUTEREAU, HANUS, Nouveau manuel du charpentier, Paris, 1848.
  • BLANFORD, P.W., Country craft tools, Londres, 1974.
  • BLÜMLEIN, Bilder aus dem Römisch-Germanischen Kulturleben, Munich-Berlin, 1926.
  • BRAUN, H., Parish churches, their architectural development in England, Londres, 1974.
  • DAVID, J., De aks met lange dille, in Volkskunde, 77, 1976a, p. 85-92.
  • DAVID, J., Het Repertorium van de Belgische Handelscatalogi, in Mededelingen van het Centrum voor Industriële Archeologie, 2, 1976b, p. 2-8.
  • DAVID, J., De snijpasser, een middeleeuwse uitvinding? in Technologia Bruxellensis 3 (1980) 43-52.
  • DENFER, J., Architecture et construction civile. Charpente en bois et menuiserie, Paris, 1892.
  • DEZUTTER, W.P. et GOETINCK, M., Op en om de bouwwerf, Catalogue d'exposition, Bruges, 1975.
  • DIGEON, A., Le livre de la comptabilité du bâtiment. Guide complet de la mise à prix de tous les travaux de construction, Paris, 1839.
  • DUHAMEL DU MONCEAU, H.L., De l'exploitation des bois, Paris, 1764.
  • EDLIN, H.L., Woodland crafts in Britain. Newton Abbot (reprint), 1974.
  • EMY, A.R., Traité de l'art de la charpenterie, Liège, 1841.
  • Encyclopédie: Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers ... mis en ordre et publié par D. Diderot, Paris, 1740-80.
  • FELIBIEN, A., Principes de l'architecture, Paris, 1676.
  • FREESE, S., Windmills and millwrighting, Cambridge, (reprint), 1974.
  • GOODMAN, W.L., A history of woodworking tools, Londres, 1972/6.
  • GRANDGAGNAGE, C., Dictionnaire étymologique de la langue wallonne. Liège, 1845-50.
  • GROTHE, D., Mechanische technologie, Gorinchem, 1866.
  • HALLE, J.S., Werkstäte der heutigen Künste oder die neue Kunsthistorie, Brandenburg-Leipzig, 1764.
  • HALMA, F., Woordenboek der Nederduitsche en Fransche talen, Amsterdam-Utrecht, 1729.
  • HAUST,J., Dictionnaire liégeois, Liège, (réimpression), 1972.
  • HAZLITT, W.C., Remains of the early popular poetry of England, Londres, 1864-66.
  • HEWETT, C.A., The development of carpentry, 1200-1700. An Essex study, Newton Abbot, 1969.
  • HOYER-KREUTER, Technological dictionary in three languages, New York, 1932/6.
  • INNOCENT, C.F., The development of English building construction, Cambridge, (reprint), 1971.
  • JAMAR, H., Wie kent dit voorwerp? in Ons Heem, 24, 1970, p. 250.
  • JENKINS, H.G., Traditional country craftsmen, Londres, 1969.
  • JOUSSE, M., Le théâtre de l'art de carpentier, Paris, 1627.
  • JOUSSE, M., L'art de charpenterie, Paris, 1751/3.
  • JUBINAL, A., Jongleur et trouvères ou choix de saluts, épitres, rêveries et autres pièces légères des 13e et 14e siècles, Paris, 1835.
  • KARMARSCH, K., Handboek der mechanische technologie, Leiden, 1860-62.
  • KARMARSCH, K., Handbüch der mechanischen technologie, Hanovre, 1866-67.
  • KILIAAN, C., Etymologicum teutonicae linguae sive dictionarium teutonico-latinum, Antwerpen, 1599.
  • LAMBOTTE, A., Le travail du bois, Bruxelles-Paris, 1920.
  • LANDOLT, H.M.F., Dictionnaire polyglotte de termes techniques militaires et de marine, Leiden, 1865-68.
  • LEBEER, L., Catalogue raisonné des estampes de Bruegel l'ancien, Bruxelles, 1969.
  • LITTRE, E., Dictionnaire de la langue française, Paris, 1881-82.
  • MAISSEN, A., Werkzeuge und Arbeitsmethoden des Holzhandwerks in Romanisch Bünden, in Romanica Helvetica, 17, 1943.
  • MARIN, P., Compleet Fransch en Nederduitsch woordenboek, Amsterdam, 1720.
  • MERCER, H.C., Ancient carpenters' tools. Doylestown, 1960.
  • MOT, G.J., L'arsenal et le parc de matériel à la cité de Carcassonne en 1298, in Annales du Midi, 68, 1956, p. 409-418.
  • Les moulins: Les moulins, Technique - histoire - folklore. Lille, Catalogue d'exposition, 1975.
  • Nouveau Larousse illustré, Paris, s.d.
  • NYROP, C., Kjobenhavns Tommerlav, Copenhague, 1887.
  • OSLET, G., Traité de charpente en bois, Paris, s.d.
  • Oxford English Dictionary, A New English dictionary on historical principles, Oxford, 1888-1933.
  • PRECHTL, J.J., Technologische Encyklopaedie, Stuttgart, 1830-55.
  • R.C.B., Répertoire des catalogues commerciaux belges. (non encore publié), voyez DAVID 1976b.
  • RENARD, A., La tonnellerie à la portée de tous, Paris, 1921.
  • RÖDING, J.H., Allgemeines Wörterbuch der Marine, Hamburg-Halle, 1793-94.
  • ROLAND LE VIRLOYS, M.C.F., Dictionnaire d'architecture civile, militaire et navale, Paris, 1770-71.
  • RUMPF, C. & UNVERZAGT, W., Technologisches Wörterbuch, Deutsch-Englisch-Französisch, Wiesbaden, 1874-78.
  • SAAS, J., Die Spräche des Niederdeutschen Zimmermanns, Hambourg, 1926.
  • SALAMAN, R.A., Dictionary of tools used in the woodworking and allied trades, 1700-1970, Londres, 1976.
  • SALZMAN, L.F., Building in England, down to 1540, Oxford, 1967/2.
  • SAVARY, J., Dictionnaire universel de commerce, d'histoire naturelle, d'arts et métiers, Amsterdam, 1726.
  • The secular spirit: The secular spirit. Life and art at the end of the Middle Ages. Catalogue d'exposition. New York, 1975.
  • SIROT, A., Chemins de fer, Construction et voie, Paris, 1897.
  • SLOANE E., A museum of early american tools, New York, 1964.
  • TOLHAUSEN, A., Technologisches Wörterbuch in Französischer, Deutscher und Englischer Sprache, Leipzig, 1854-55.
  • TOLHAUSEN, A., 1924: le même ouvrage.
  • TWENT, A.C., Zeemans woordenboek, Amsterdam, 1813.
  • VAN NATRUS, L. & VAN VUUREN, C. & POLLY, J., Groot volkomen molenboek, Amsterdam, 1734-36.
  • VAN TWEMBEKE, J., Wie kent dit voorwerp? in Ons Heem, 23, 1969, p. 70.
  • VAN TYGHEM, F., Op en om de middeleeuwse bouwwerf in Verhandelingen van de Koninklijke Vlaamse Academie voor Wetenschappen, *Letteren en Schone Kunsten, klasse der schone kunsten, 28, 19, 1966.
  • VAN YK,C., De Nederlandsche scheepsbouwkonst opengestelt, Delft, 1697.
  • VAN ZYL, Theatrum machinarum universale of groot algemeen moolen-boek, Amsterdam, 1734.
  • VIOLLET-LE-DUC, M., Dictionnaire raisonné du mobilier français, Paris, 1856-75.
  • WAAGEPETERSEN, C., Forsvundne Tømrerøkser, Kalundborg, 1965.
  • WEISS, E., Die Entdeckung des Volks der Zimmerleute, Jena, 1923.
  • WOODS, K.S., Rural crafts of England, Wakefield, (reprint) 1975.

  1. Voyez par exemple l'étude de HEWETT et les traités de charpenterie.
  2. Exceptionnellement les coins sont laissés tels que: INNOCENT, p. 99.
  3. Ils ne doivent pas l'être, comme l'affirme VIOLLET-LE-DUC, 2., p. 487.
  4. E.a. VIOLLET-LE-DUC, 2, p. 487; SALZMAN, p. 334; INNOCENT, p. 99; BRAUN, p. 99; FREESE, p. 71; DE ZUTTER & GOETINCK, p. 180; L'art, p. 61, Les moulins, p. 24.
  5. Voyez par exemple GOODMAN, p. 33-35; The secular spirit, p. 117; SALAMAN, p. 60.
  6. L'étude de WAAGEPETERSEN, axée sur les pays scandinaves, est la seule sur ce sujet.
  7. Le mot ne semble avoir été emprunté à l'allemand qu'au 19e s. Le tire-boucler(s) (également tire-boucher. HOVER-KREUTER, 3, p. 659; RUMPF & UNVERZAGT, 3, p. 566; TOLHAUSEN 1854-55, 1, p. 355; tire-boucles: Nouveau Larouse Illustré, s.v. tire-boucles) est-il un bondax? JOUSSE 1627, p. 4 (également 1751, p. 9) et DIGEON, p. 69 parlent de la bisaiguë et du tire-boucler, il s'agit donc bien de deux outils différents. Pour le premier auteur, ainsi que pour FELIBIEN, p. 753, l'outil sert "pour dégauchir le dedans des mortaises".
  8. Egalement stootaks, steekaks (KARMARSCH, 1, p. 710), steekbeitel (TWENT, p. 132; LANDOLT, 3, p. 34; 4, p. 287); (?) snik (GROTHE, p. 183).
  9. Egalement Stossaxt (HALLE, 3, p. 8); Bundaxt (RUMPF & UNVERZAGT, p. 116; HOVER-KREUTER, I. p. 114, 663; TOLHAUSEN, 1924, 3, p. 192) mais pour d'autres (par. ex. KARMARSCH, l1, p. 701; PRECHTL, 1, p. 418, TOLHAUSEN, 1854-55, 3, p. 120) Bondaxt, Zimmeraxt et Bandhacke sont synonymes; Steckbeil (RÖDING, 3, p. 53); Fugenputzer (TOLHAUSEN? 1854-55, 3, p. 231); halbe Queraxt (TOLHAUSEN, 1924, 1, p. 24 (suppl.) s.v. bondax), Steekax (SAAS, p. 5).
  10. Egalement stootaks, steekaks (KARMARSCH, 1, p. 710), steekbeitel (TWENT, p. 132; LANDOLT, 3, p. 34; 4, p. 287); (?) snik (GROTHE, p. 183).
  11. Egalement vinkelstikøkse (WAAGEPETERSEN, p. 14).
  12. Voyez note 28. Les dictionnaires techniques multilingues parlent de twibil (cfr. infra). Parfois l'on trouve des noms composés tels mortice axe, joint-hook shaped axe, half twibil.
  13. Cet outil était encore offert en vente en Belgique en 1911 (R.C.B. 9.1., p. 472). Les catalogues commerciaux sont toutefois à manier avec prudence. Un catalogue de fabrique peut mentionner des pièces qui ne sont vendues qu'à l'étranger et le fait qu'un magasin offre un objet en vente n[47] e signifie pas nécessairement qu'il est acheté (voyez DAVID 1976, b, p. 2.).
  14. Ce qui n'exclut pas qu'on l'ait parfois emmanché pour s'en servir à d'autres fins (MERCER, fig. 154) ou qu'un conservateur de musée ait voulu reconstituer l'outil qui lui semblait incomplet en y mettant un manche qui ne s'y était jamais trouvé lorsque le bondax était utilisé comme tel (The secular spirit, p. 117).
  15. Voyez les illustrations de VAN ZYL, frontispice; VAN NATRUS, fig. 2.1. L'exemplaire photographié en fig. 5, non identifié par VAN TWEMBEKE, a été trouvé à Huise (Fl. or.). Sa longueur totale est de 62,5 cm. La lame est longue de 27 cm, large de 10,3 au tranchant et 8,5 à l'autre extrémité. La douille/poignée de section ovale (4,5/3,5 cm) est longue de 20,5 cm. L'outil pèse 2,5 kg.
  16. L'exemple cité par MERCER, p. 169 (également SLOANE, p. 12 qui ne cite pas de source mais s'appuie souvent sur le premier auteur) est une exception: en emploi normal, l'on ne frappe pas sur le bondax avec un maillet.
  17. Egalement bezague (JOUSSE 1627, p. 2); bezaiguë (OSLET, p. 30); besaiguë (FELIBIEN, p. 124); besaigu, besigue (MARIN, p. 107).
  18. L'on parle de Stichaxt ou de Stossaxt (cfr supra), parfois de Zwerchaxt (cfr infra).
  19. Voyez note 28.
  20. BISTON-BOUTEREAU-HANUS, p. 24 et OSLET, p. 30 (qui reprend probablement les premiers) parlent d'une bisaiguë à gouge. Un tel outil nous est inconnu.
  21. Exceptionnellement la douille est remplacée par une soie sur laquelle est fichée une poignée de bois. Il semble qu'il s'agisse ici d'une question de facilité: il est plus aisé de forger une soie qu'une douille.
  22. Voyez des représentations de la bisaiguë e.a. dans "Le rêve de saint Joseph" de Philippe de Champaigne (1602-74), conservé à la National Gallery à Londres; FELIBIEN, p. 18. 18; AUBIN, p. 479; ROLAND LE VIRLOYS, pl. 42, 15; la fresque (datant de 1753) du presbytère d'Hermalle-sous-Huy (Liège) (fig. 8); JOUSSE 1751, pl. 1.7 (pas d'illustration dans JOUSSE 1627); Encyclopédie: Charpente, 1c, 50-32; EMY, pl. 1. 22.
  23. EMY, p. 42 fait remarquer que les ouvriers manient généralement la bisaiguë de la main droite, même lorsqu'ils sont gauchers.
  24. Selon SIROT, p. 342 'le sabotage (qui) consiste à préparer sur la face supérieure de la traverse [de chemin de fer] l'emplacement destiné à recevoir le patin du rail Vignoble ou le coussinet du rail à double champignon ... se fait ... à l'herminette ou à la bisaiguë".
  25. E.a. Encyclopédie, 12, p. 646; EMY, p. 43; OSLET, p. 30 mais JOUSSE 1627, p. 3; "petits hachereaux qu'on appelle en Lionnais un piochon, dont on se sert souvent en la franche conté et lieux ciconvoisins".
  26. Egalement dwarsbijl (KILIAAN, s.v. dweerse bijle).
  27. Egalement Zwerchaxt (PRECHTL, 1. p. 418; KARMARSCH, 1, p. 701); Zwergaxt (HOYER-KREUTER, 2, p. 716); Kreuzaxt (TOLHAUSEN 1854-55, 3, p. 363); Sellentreffer (WEISS, p. 82).
  28. Voyez d'autres dénominations dans WAAGEPETERSEN, p. 26-30.
  29. Les historiens de l'architecture parlent du twibil, mais n'en donnent pas de représentation de sorte que l'on ne sait pas exactement de quoi il s'agit. Ls dictionnaires techniques multilingues traduisent dans les trois cas par twibil (également twibill, twybil). BRAUN, p. 99 écrit à propos du twibil: "double headed axe having one side turned to serve as an adze". Cette description peut à la rigueur s'appliquer au piochon quoiqu'il ne s'agisse pas d'une herminette (cfr infra) et que l'outil ne peut guère servir "to square logs" comme l'affirme l'auteur. Pour MERCER, p. 175 et SALZMAN, p. 344 (qui renvoie à MERCER), le twibil est un piochon.
  30. Voyez un exemplaire à longue douille et manche court dans RODING, fig. 763.
  31. Des représentations de piochon e.a. sur les armes des scieurs de Gand (?) (VAN TYGHEM, p. 13); (?) une miniature du Codex dei Falegnami (1478) conservé au Museo Civico de Crémone (DAVID 1980, fig. 4); une taque de cheminée de 1773 conservée au Musée de Châlon-sur-Saône (France) (ARMAND-CAILLAT, p. 41); (?) la gravure d'après P. Bruegel l'Ancien "Le triomphe du temps ou de Saturne" (LEBEER, p. 189); celle de H.S. BECHAM (fig. 9) et "le charpentier" dans AMMAN; EMY, pl. 1, 23; PRECHTL, p. 12.22; R.C.B. 9.1, p. 472; HALLE, p. 3, fig. 1.6; les armes des charpentiers danois (e.a. dans NYROP); voyez d'autres exemples cités par WAAGEPETERSEN, p. 56, note 98).
  32. Ce n'est pas "une bisaiguë légèrement cintrée et emmanchée en bois" comme l'affirme DENFER, p. 30.
  33. Exemplaire de l'Openluchtmuseum de Bokrijk (inventaire n° 61, 648; 39 sur 33 cm). Voir aussi JAMAR, p. 250.
  34. Egalement tomyshawk, dader, twobill, twivel (EDLIN, p. 95; JENKINS, p. 75): hurdle-maker's knife (WOODS, p. 119); dessins également dans BLANDFORD, fig. D. E.
  35. Par exemple MERCER, p. 175, fig. 157.
  36. DAVID 1976a.
  37. WAAGPETERSEN, p. 20; fig. 7, 8.
  38. Voyez le questionnaire G. dessin 29, de la Nijmeegse Centrale voor Dialect- en Naamkunde. Nous n'avons pu trouver de renseignements précis à propos de cet outil.
  39. Excepté pour quelques pièces exceptionnelles tel le piochon de la collection d'Auguste I de Saxe, conservé au Städtisches Museum de Düsseldorf (e.a. WAAGEPETERSEN, fig. 6).
  40. Souvent le cas dans les inventaires: le matériel de la ville de Carcassonne en 1298: "Il besaguas veteres et dirutas" (MOT, p. 411) mais aussi dans les traités techniques: "bisauguë: 2 fr" (LAMBOTTE, p. 151).
  41. Dans la litérature: The Debate of the carpenters tools: "ze, ze, seyd the twibill/thoud speke ever ageyne skyll/" (HAZLITT, 1, p. 80); Le Dit des Feures: "Feures si sont de tel renom/qu'ils font haches et doloeres/et besaguës et tareres/dont li charpentiers font mesons/et les sales et les donjons/" 'JUBINAL, p. 130). Egalement dans les traités techniques: "twee breede steekbijlen om masten te maken" (VAN YK, p. 29).
  42. Ces termes désignent également d'autres outils: un twibil est également "a mattock, a reaping hook used in cutting beans and peas, a double-bladed battle-axe" (Oxford English Dictionary: 11, 1, p. 527). Une bisaguë, un marteau de vitrier (ROLAND LE VIRLOYS, 1, p. 191; SAVARY, 1, p. 319), un astic de cordonnier (LITTRE). Le piochon, un outil ressemblant à une herminette et destiné à fendre les cercles des tonneaux (DUHAMEL DU MONCEAU, 1, p. 234; RENARD, p. 44).
  43. Par exemple (?) BLÜMLEIN, fig. 268d.
  44. Il ne semble guère y avoir de représentations figurées du bondax en France. Si tire-boucler désigne cet outil, il serait cependant attesté dans quelques textes.
  45. S'agit-il d'un outil de charpentier de marine (comme l'écrivent MARIN, p. 848 et HALMA, s.v. steekbijl), également utilisé par les constructeurs de moulins?
  46. Egalement en Suisse (MAISSEN, p. 33).
  47. Voyez également MARIN, p. 107: "besague, basigue: ... Een Fransche steekbijl, in Holland niet gebruikelijk" et AUBIN, p. 82, 479: "besaigue: een soort van een Fransche steekbijl", "[bisaiguë] dont on se sert beaucoup en France et donc on ne se sert pas en Hollande".
  48. Nous simplifions ici. Elle était également connue par exemple dans le Sud de la Belgique. Voyez e.a. le terme dialectal "bizawe" (HAUST, p. 84; GRANDGAGNAGE, 2, p. 503).
Schrijf je in op de nieuwsbrief van het MOT.
Webwww.mot.be